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Les mégalithes

Les allées couvertes nord et sud sont composées d'une chambre sépulcrale rectangulaire précédée d'un vestibule à ciel ouvert.

On dénombre en plus, dans l'état actuel des recherches, 27 menhirs, dont les principaux sont : les 3 menhirs d'Oppagne, le menhir Danthine déplacé le long de la route et plusieurs à proximité des allées couvertes.

La pierre Haina, ou menhir blanc, est une aiguille de poudingue accrochée à son banc et positionnée de telle sorte que les hommes du néolithiques aient pu l'utiliser comme point de repère pour organiser leur champ mégalithique. Une légende rapporte que cet éperon rocheux boucherait un trou descendant aux enfers, là ou réside le diable. Celui-ci la soulève certaines nuits pour sortir et descendre au village où il se livre à des méfaits. Fatigué, il remonte jusqu'au Lit du Diable, où il se repose avant de regagner les entrailles de la terre. La forme naturelle de cette pierre évoque un lit, origine de cette appellation.













Pascale, d'après "Wéris,
capitale belge des mégalithes"

Cercle historique
"Terre de Durbuy" ASBL, 2005

Les Mégalithes de Wéris

Poudingues

Le Néolithique

La période néolithique est caractérisée principalement par l'invention de l'élevage et de l'agriculture, qui permet aux hommes de s'installer et de devenir sédentaires. Avant, les premiers hommes vivaient des produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Le chasseur-cueilleur s'est ainsi transformé en agriculteur et éleveur.

Il aménage de grands espaces qu'il déforeste et les organise en villages et en terres agricoles. Les premiers villages néolithiques  en Belgique datent de 5500 ans avant JC. Ils sont implantés en Hainaut occidental ou en Hesbaye liégeoise. Ce choix démontre que l'homme, devenu paysan, s'installe d'abord sur des terres fertiles et faciles à cultiver.













La culture de Seine-Oise-Marne

Les mégalithes de Wallonie sont attribués à la culture de Seine-Oise-Marne par la forme architecturale des dolmens en "allées couvertes", par le mobilier funé­raire et par la datation.

Les populations inhument leurs défunts dans des dolmens, dans des grottes et des abris-sous-roche.

Le poudingue de Wéris

A Wéris, les bâtisseurs néolithiques ont trouvé à profusion un matériau idéal pour ériger ce qu'on considère comme les premières architectures en pierre de Belgique : le poudingue. Ce terme est une francisation de l'anglais "pudding-stone", en référence au pudding, ce gâteau anglais dont les grains de raisin évoquent les galets dont la pierre poudingue est composée. Cette roche affleure en bancs naturels sur la crête qui domine le plateau de Wéris à l'est. Les blocs durent être déplacés sur plusieurs centaines de mètres vers le lieu d'érection des monuments, en les tirant à l'aide de cordages et les faisant rouler sur des troncs d'arbre disposés transversalement sur d'au­tres troncs faisant office de rails.

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Le " salage " massif des routes en hiver : pour le déneigement (surtout le long des autoroutes) est responsable de l'expansion des plantes maritimes à l'intérieur des terres. Si la plupart des plantes meurent rapidement quand leurs racines s'enfoncent dans un sol dont l'eau est salée, un petit nombre d'espèces peuvent cependant végéter sur un substrat contenant une certaine quantité de sels, notamment du chlorure de sodium (= sel de cuisine). On les appelle plantes halophiles (c'est-à-dire qui aiment le sel ; halos en grec signifie sel) ou halophytes.

On distingue les halophytes stricts dont la croissance est stimulée par la présence de sel et les halophytes facultatifs qui présentent une vitalité parfaite dans un milieu dépourvu de sel.


Vivre en osmose :  pour éliminer le chlorure de sodium qui pénètre dans leur tissu, certaines plantes possèdent des glandes excrétrices. D'autres peuvent régler la teneur de sel dans leurs tissus par des entrées et des sorties d'eau. C'est le rôle de la pression osmotique qui, en présence de fortes concentrations de sel dans le milieu peut s'élever de façon considérable. Au-delà d'un certain seuil, cependant, la plante ne peut plus prélever d'eau et est condamnée à périr.


Lors d'un hiver normal en Wallonie, entre 50000 et 90000 tonnes de sel sont répandues sur les routes.

 

Source : Natagora n°59 ; janvier-février 2014.